Romain Schad · Fondateur de SCHift · Développement commercial B2B
Le « non »
m’intéresse.
Il m’arrive de passer davantage de temps à comprendre pourquoi une entreprise n’achète pas qu’à lui expliquer pourquoi elle devrait le faire.
Une objection précise donne de quoi travailler. Un « envoyez-moi une présentation » laisse parfois beaucoup d’espoir, et très peu d’informations.

J’ai aussi dirigé une entreprise.
Plus de vingt ans dans le développement commercial, le marketing et l’acquisition B2B. Dont neuf à diriger ma propre agence.
J’ai eu à vendre, organiser le travail, arbitrer les moyens et répondre de ce qui avait été promis. Une idée commerciale doit pouvoir être réalisée, avec les personnes et le temps disponibles.
Avec SCHift, je travaille aussi bien les choix marketing que les comptes à ouvrir et les opportunités à suivre.
Ensuite, il faut appeler.
J’aime chercher l’interlocuteur difficile à atteindre, trouver une raison de lui parler et ouvrir la conversation. Le nom dans le fichier est un début. Arriver jusqu’à la personne demande souvent un peu plus de travail.
Puis il faut faire avancer le sujet : comprendre ce qui compte pour l’interlocuteur, identifier les décideurs, lever les obstacles et convenir d’une suite. Je prends en charge ces échanges, les relances et le suivi des opportunités.
J’interviens notamment auprès des ESN, cabinets de conseil, intégrateurs, éditeurs et PME B2B.
Je peux m’enthousiasmer pour une piste. Puis changer d’avis.
Une piste devient vite séduisante quand on a passé du temps dessus. Ce n’est pas une raison suffisante pour s’y accrocher.
J’apprécie les gens qui me font remarquer ce que j’ai raté. Un peu moins sur le moment, parfois.
Cela vaut aussi pour les outils. L’IA peut m’aider à rechercher, comparer et préparer. Je lui demande également de discuter mon raisonnement. Elle a déjà suffisamment de raisons d’être d’accord avec moi.
L’indépendance se pratique aussi dans la discussion.
On peut me confier une demande de prospection et m’entendre questionner l’offre. Je dois alors expliquer ce que j’ai observé et proposer ce qu’on fait ensuite.
J’apprécie les échanges où l’on peut dire qu’un objectif est mal posé, qu’un rendez-vous ne mène nulle part ou qu’un choix mérite d’être repris. Le tout sans transformer chaque désaccord en événement diplomatique.
Comprendre ce qui compte.
Faire émerger le reste.